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Walt Disney et la 3ème dimension

Dans l’interview que j’ai publiée la semaine dernière, Dimitri Stankowicz évoque son utilisation d’un banc-titre multiplans. Mais de quoi s’agit-il exactement, et à quoi ça sert ? Walt Disney, qui utilisait ce procédé, va lui-même vous l’expliquer…

Comme le dit Walt, ce banc-titre un peu particulier (« Multiplane Camera ») a été conçu dans le but de « réaliser des dessins animés plus réalistes ». Comment cette machine complexe pouvait-elle apporter plus de réalisme ?
Pour le comprendre, il faut d’abord jeter un oeil sur le fonctionnement du banc-titre traditionnel.

Une caméra surplombe une surface plane :

On y pose un à un les dessins composant un mouvement, on capture à chaque fois une image et au final, la séquence donne un dessin animé :

Le décor étant plat, seul le personnage peut donner une impression de profondeur à l’image : il devient plus petit quand il s’éloigne, plus gros quand il s’approche. Mais une fois qu’il a quitté le décor, l’absence de profondeur devient évidente.

De même qu’en zoomant sur un décor sans personnage, tous les éléments qui le composent grossissent, même ceux qui ne devraient pas…

Voici comment le banc-titre multiplans allait solutionner le problème :

Les longues plaques de verre peuvent aussi coulisser horizontalement et donner plus de réalisme pour un traveling. Car lorsque nous marchons par exemple dans une forêt, notre perception des arbres situés à l’arrière-plan n’est pas la même que ceux situés au premier plan. Ils n’ont pas la même netteté et ne « défilent » pas à la même vitesse :

« Pinocchio » et « Bambi » bénéficièrent de ce procédé dans les années ’40. Un procédé devenu archaïque depuis l’arrivée des ordinateurs, mais pas obsolète puisqu’il existe encore de nos jours des réalisateurs qui y trouvent encore du charme et l’emploient pour des réalisations modernes

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